Publications

Dérogation possible aux règles de construction par le Maître de l’ouvrage par l’utilisation de moyens innovants : instauration d’un « permis de faire »

mardi 30 octobre 2018
par Lasaygues

L’ordonnance n° 2018-937, 30 oct. 2018 instaure la possibilité de déroger à certaines règles de construction, à charge en utilisant  des « moyens présentant un caractère innovant ».

C’est un permis de faire  dont le champ dépasse celui issu de  la loi Patrimoine du 7 juillet 2016  et son décret  n° 2017-1044 du 10 mai 2017.  Il concerne l’ensemble des maîtres d’ouvrage et non plus exclusivement  l’État, les collectivités territoriales et leurs groupements et les organismes d’habitations à loyer modéré.

Il est alors possible en fournissant l’équivalent de déroger aux règles sur  la sécurité et la protection contre l’incendie pour les bâtiments d’habitation et les établissements recevant des travailleurs ; l’aération ; l’accessibilité du cadre bâti, la performance énergétique et environnementale mais aussi la construction à proximité de forêts.

Toutefois, ce projet innovant sera soumis au contrôle  d’organismes, désignés par décret, qui attesteront du caractère équivalent des résultats obtenus. Les opérations ainsi autorisées feront l’objet d’un contrôle réalisé par un contrôleur technique qui fournira, à l’achèvement des travaux, une attestation de la bonne mise en œuvre des moyens utilisés par le maître d’ouvrage.

Une deuxième ordonnance est attendue pour simplifier les règles de construction prévue pour 2020, en y inscrivant les résultats à atteindre ; étant entendu que ces derniers seront de la responsabilité des maîtres d’ouvrage et des porteurs de projets. Les résultats seront cependant contrôlés aussi dans la prochaine ordonnance dès le dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme – permis de construire ou déclaration préalable et après achèvement du bâtiment..

Téléchargement

Autres actualités

L’autorisation par l’ensemble des copropriétaires des travaux afférents aux parties communes générales et spéciales d’une copropriété

Lorsqu’une décision d’autorisation des travaux concerne à la fois des parties communes générales et des parties communes spéciales, elle doit être adoptée par l’assemblée générale réunissant tous les copropriétaires des parties communes générales. Cass. 3e civ., 6 févr. 2025, n° 23-18.586, FS-B

Les conséquences au regard de l’usucapion du défaut de mention du nom d’un propriétaire sur la fiche d’immeuble

Celui qui se prévaut d’une usucapion (prescription acquisitive) oppose toujours son droit à un autre propriétaire. Le défaut de mention du nom d’un propriétaire sur les fiches d’immeubles délivrées par le service de la publicité foncière ne constitue pas, pour celui qui soutient avoir acquis la propriété d’un bien par usucapion, un motif légitime à […]

La non-rétroactivité de la loi Le Meur relative aux locations touristiques meublées en matière d’infractions

La mise en location touristique meublée d’une résidence secondaire doit, sous peine d’amende, faire l’objet d’une demande de changement d’usage préalable par application de l’article L. 631-7-1 du CCH, s’il est prouvé que le local était à usage d’habitation au 1er janvier 1970. Les modalités de preuve de cette affectation à usage d’habitation ont été […]