Publications

L’intérêt à agir en matière d’annulation à l’encontre d’un permis de construire l’urbanisme

jeudi 20 avril 2023
par Lasaygues

Une personne qui attaque une autorisation de construire, en invoquant sa qualité de propriétaire, doit invoquer le titre qui fonde son intérêt à agir ou, à défaut, justifier d’une revendication sérieuse de la propriété du bien.

Le requérant qui, au titre de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, ne fait état que d’une offre d’acquisition de la parcelle et d’un acte de saisine du juge judiciaire, n’est pas fondé à former un recours en annulation à l’encontre d’un permis de construire sur une parcelle qu’il entendait acquérir. Selon le Conseil d’État, ces éléments s’avèrent insuffisants pour considérer que la société requérante peut sérieusement revendiquer la propriété de ce terrain.

CE 25 janv. 2023, n° 445937, B, Mentionné aux tables du recueil Lebon

 

Autres actualités

Droit de préemption des SAFER comme moyen privilégié, mais non impératif, pour atteindre l’objectif environnemental

Le droit de préemption des SAFER peut viser la protection de l’environnement, en mettant en œuvre de préférence des pratiques agricoles adaptées s’inscrivant dans les stratégies publiques, sans que cette mise en œuvre soit pour autant obligatoire. Si la mise en œuvre de pratiques agricoles adaptées constitue le moyen privilégié pour atteindre l’objectif environnemental poursuivi […]

Le retrait d’une autorisation tacite en méconnaissance du refus d’un avis conforme

Si une autorisation tacite d’urbanisme apparaît, alors que l’autorité dont l’avis doit être conforme a refusé son accord, l’autorité compétente pour statuer sur la demande doit, dans le délai de 3 mois prévu à l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme, retirer la décision de non opposition ou d’autorisation tacite intervenue en méconnaissance de ce […]