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Construction irrégulière : le permis dit “de régularisation” n’est plus nécessaire passé le délai de récolement des travaux !

mardi 11 décembre 2018
par Lasaygues

Sous réserve de la fraude, le Conseil d’état assouplit le principe selon lequel toute construction édifiée irrégulièrement doit être régularisée lors de la réalisation de nouveaux travaux.

En effet, dans un arrêt du 26 novembre 2018, la Haute autorité de l’ordre administratif, a décidé, sur le fondement des articles L. 462-2, R. 462-6 et R. 462-7 du code de l’urbanisme, que :

  • « lorsque le bénéficiaire d’un permis ou d’une décision de non-opposition à déclaration préalable a adressé au maire une déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux réalisés en vertu de cette autorisation, l’autorité compétente ne peut plus en contester la conformité au permis ou à la déclaration si elle ne l’a pas fait dans le délai, suivant les cas, de trois ou de cinq mois
  • ni, dès lors, sauf le cas de fraude, exiger du propriétaire qui envisage de faire de nouveaux travaux sur la construction qu’il présente une demande de permis ou dépose une déclaration portant également sur des éléments de la construction existante, au motif que celle-ci aurait été édifiée sans respecter le permis de construire précédemment obtenu ou la déclaration préalable précédemment déposée».

CE, 26 novembre 2018, n°411991

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